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La Quotidienne de Bruxelles - "J'adore les femmes", assure Gérard Depardieu à son procès pour agressions sexuelles
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"J'adore les femmes", a répété mercredi Gérard Depardieu au troisième jour de son procès à Paris pour agressions sexuelles, au cours duquel il a été soutenu par son amie Fanny Ardant mais accablé par d'autres témoignages.
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"J'adore les femmes et la féminité, je me sens moi-même très féminin", a déclaré Gérard Depardieu dans la soirée à la barre, suscitant quelques rires dans la salle.
Appelé à parler de sa personnalité par le président du tribunal correctionnel de Paris, l'acteur a admis pouvoir être "grossier, vulgaire, mais je ne passe pas mon temps a faire ça", a-t-il poursuivi, regrettant "les temps anciens" et prenant la défense de Roman Polanski, réalisateur "décrié", "qui a vécu 50 ans de persécution".
L'après-midi avait été consacré aux auditions de témoins.
A la barre, le directeur photo, le chef opérateur son ou encore le chef machiniste sur "Les Volets verts", tous appelés par la défense du comédien mondialement connu, ont nié avoir vu la moindre agression sur le tournage du film de Jacques Becker en 2021.
"Je peux vous garantir que si j'avais assisté à une agression sexuelle, je serais aussi devant vous aujourd'hui pour le dire", a déclaré Yves Angelo, directeur photo.
Comme Fanny Ardant qui a témoigné la première, aucun de ces techniciens n'a déclaré avoir eu quelque chose à signaler concernant le comportement de l'acteur.
Comme lors d'un monologue au théâtre, l'actrice dans sa robe noire au col blanc, a déclamé un long message d'amitié au prévenu.
"Moi, Fanny Ardant, je n'ai jamais assisté à un geste que j'aurais trouvé choquant" de Gérard Depardieu, a affirmé l'amie de l'acteur, 76 ans comme lui et qui a participé au tournage des "Volets verts".
Des témoignages à l'opposé de ceux de trois femmes citées à la barre par les parties civiles.
- "Dégoûtée" -
Comme celui de Marie, une journaliste qui a tourné une émission de télévision en 2007 avec Gérard Depardieu comme invité.
Des sanglots dans la voix, la jeune femme a raconté le jour où l'acteur est arrivé derrière elle et lui "a pétri le dos en grognant" et en descendant vers sa jupe.
Sarah B. avait 20 ans quand elle a tourné sur la série Marseille avec Gérard Depardieu. "Il avait sa main dans mon dos, il a commencé à grogner, j'ai trouvé ça étrange", commence-t-elle. "Et il a mis sa main dans ma culotte contre ma peau. Je l'ai repoussé, il l'a refait". Selon sa déposition devant le tribunal, il aurait ensuite dit: "Ben quoi ? Je croyais que tu voulais réussir dans le cinéma ?"
Lucile enfin était costumière sur un film avec Gérard Depardieu en 2014 sur lequel elle raconte avoir été agressée. Des faits pour lesquels elle a porté plainte l'année dernière mais qui sont prescrits.
"Il me pousse derrière des rideaux, me met la main sur ma culotte et mon collant, sur mon sexe, sur ma poitrine. Il me dit qu'il veut faire plein de choses avec moi, que d'autres ont dit oui, que d'autres diront oui", a assuré la jeune femme qui a abandonné le cinéma, "dégoûtée".
Des témoignages qui ressemblent à celui de la deuxième plaignante dans ce procès, Sarah (prénom modifié), qui a rappelé les faits dans la matinée.
- "Je ne touche pas !" -
"Je l'ai peut-être frôlée avec le dos dans le couloir, mais je ne l'ai pas touchée !", s'est défendu Gérard Depardieu. "Je n'ai pas fait d'agression sexuelle, une agression c'est plus grave que ça je crois."
"Plus grave que quoi ?", l'a interpellé l'avocate de Sarah, Me Claude Vincent.
"Plus grave qu'une main aux fesses. Enfin, je n'ai pas mis de main aux fesses !", s'est empressé d'ajouter l'acteur.
Sarah, troisième assistante sur "Les Volets verts" a raconté que le 1er septembre 2021, elle a accompagné l'acteur de la loge vers le plateau.
"Ce soir-là, son équipe n'est pas là", décrit la jeune femme. "On est parti des loges, il faisait nuit et au bout de la rue, il a mis la main sur ma fesse, il l'a posée tranquillement", a mimé Sarah, à quelques mètres de Gérard Depardieu.
Gérard Depardieu est aussi jugé pour agression sexuelle sur une femme, 54 ans aujourd'hui, qui était décoratrice sur le même tournage, accusation qu'il conteste également.