En utilisant ce site web, vous acceptez que nous utilisions des cookies. Vous pouvez en savoir plus dans la politique de confidentialité.
La Quotidienne de Bruxelles - Algérie: décision jeudi pour l'écrivain Sansal, au cœur de la crise avec Paris
-
-
Choisir une langue
Fermeture automatique en : 3
Wie gewohnt mit Werbung lesen
Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Un tribunal algérien rend son jugement jeudi concernant l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné en Algérie depuis novembre et au cœur de la plus grave crise diplomatique entre ce pays et la France depuis des décennies.
Taille du texte:
M. Sansal est accusé notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire pour avoir repris à son compte, dans un média français d'extrême droite, la position du Maroc selon laquelle son territoire aurait été amputé au profit de l'Algérie sous la colonisation française.
Son arrestation, le 16 novembre à Alger, avait aggravé les fortes tensions bilatérales provoquées l'été dernier par un revirement de la France, qui a apporté son soutien à un plan d'autonomie sous souveraineté marocaine pour le Sahara occidental.
Lors de son procès le 20 mars, le procureur du tribunal correctionnel de Dar El Beida, près d'Alger, a requis dix ans de prison ferme contre le romancier, âgé de 80 ans selon son éditeur Gallimard.
Pour plusieurs analystes, le jugement de jeudi pourrait jouer un rôle crucial dans un déblocage du contentieux bilatéral.
Le soir du réquisitoire, le président Emmanuel Macron a demandé sa libération rapide, disant avoir confiance dans "la clairvoyance" de son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune qui sait "que tout ça (les chefs d'accusation, ndlr) n'est pas sérieux".
Avant son incarcération, M. Sansal, un ancien haut fonctionnaire algérien, voix critique du pouvoir et anti-islamiste farouche, faisait des allers-retours fréquents en Algérie, où ses livres sont vendus librement.
Pendant son procès, l'écrivain a nié toute intention de porter atteinte à son pays, expliquant avoir exercé sa "liberté d'expression" et exprimé "une opinion", mais a reconnu, selon le journal Echorouk, avoir sous-estimé la portée de ses déclarations.
M. Sansal, qui souffre d'un cancer, est apparu en "bonne santé" et a voulu se défendre seul, sans avocat, selon le quotidien.
- "Entre de bonnes mains" -
Signal encourageant pour Paris, le président Tebboune a déclaré samedi à des médias publics que le contentieux était "entre de bonnes mains", avec comme "unique point de repère" son "alter égo" Emmanuel Macron.
Sur le Sahara occidental, pourtant déclencheur de la brouille, M. Tebboune a tenu des propos mesurés et évoqué un "moment d'incompréhension" avec Paris.
L'Algérie avait retiré son ambassadeur à Paris fin juillet et menacé d'autres représailles après l'alignement de M. Macron sur la position marocaine pour cette ancienne colonie espagnole, au statut toujours indéfini à l'ONU. Un conflit y oppose depuis un demi-siècle le Maroc, qui contrôle 80% du territoire, aux indépendantistes du Polisario, soutenus par Alger.
Pour l'analyste Hasni Abidi, M. Tebboune voudrait une "issue rapide et honorable" à la crise avec Paris. Une fois l'affaire Sansal résolue, M. Macron aurait les coudées plus franches, selon l'expert, pour reprendre la main sur le dossier des relations avec Alger, "monopolisé par son ministre de l'Intérieur" Bruno Retailleau.
Alger s'estime victime d'une cabale de la droite et l'extrême droite françaises, qui multiplient les appels à sanctionner, voire à rompre avec l'Algérie. M. Retailleau, en campagne pour la présidence du parti de droite Les Républicains, est à la pointe de cette bataille.
Se disant ami de M. Sansal, il a menacé d'une "riposte graduée", après le refoulement par l'Algérie d'influenceurs algériens, expulsés en janvier pour avoir menacé des opposants sur internet.
Ce ministre a aussi pointé du doigt l'Algérie après un attentat meurtrier en France, commis en février par un Algérien ayant fait l'objet d'obligations de quitter le territoire, rejetées par Alger.
Pour Hasni Abidi, divers scénarios sont possibles pour régler le cas Sansal: "une condamnation allégée ou assortie d'un sursis pour raisons médicales", ou bien une peine de prison "suivie d'une grâce présidentielle" à la fin du ramadan, fin mars.