En utilisant ce site web, vous acceptez que nous utilisions des cookies. Vous pouvez en savoir plus dans la politique de confidentialité.
La Quotidienne de Bruxelles - Emilie Dequenne, "Rosetta" pour toujours au cinéma, emportée par le cancer
-
-
Choisir une langue
Fermeture automatique en : 3
Wie gewohnt mit Werbung lesen
Nutzen Sie La Quotidienne de Bruxelles mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use La Quotidienne de Bruxelles with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar La Quotidienne de Bruxelles con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le La Quotidienne de Bruxelles avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare La Quotidienne de Bruxelles con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o La Quotidienne de Bruxelles com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Révélée à 18 ans dans "Rosetta", fauchée à 43 ans par un cancer rare, au terme d'une lutte acharnée qu'elle avait rendue publique: le cinéma est en deuil au lendemain de la mort de l'actrice multirécompensée Emilie Dequenne.
Taille du texte:
Des frères Dardenne qui l'ont révélée, à Tahar Rahim et Vincent Macaigne, qui ont partagé l'affiche avec elle, les hommages pleuvent à l'actrice belge, unanimement saluée pour son talent et son énergie.
En octobre 2023, elle avait annoncé être atteinte d'un corticosurrénalome (cancer du système endocrinien), diagnostiqué deux mois auparavant et qui la tenait éloignée des plateaux. Elle rendait public son combat contre le cancer, martelant qu'il ne s'agissait "pas d'une maladie honteuse". Elle est décédée après une rémission, puis une rechute.
- "L'archange foudroyé" -
Emilie Dequenne est révélée dans "Rosetta", en jeune héroïne du drame social de Luc et Jean-Pierre Dardenne. A 17 ans, elle remporte le prix d'interprétation à Cannes et offre leur première Palme d'or aux réalisateurs.
Elle a été fauchée "en plein vol, c'est l'archange foudroyé", a déclaré Luc Dardenne sur Franceinfo. "Elle était toujours partante, toujours prête à partir au combat, toujours. Elle adorait tourner, c'était sa vie".
"Rarement une comédienne aura autant marqué l'histoire du Festival de Cannes comme l'a fait Emilie Dequenne lors de son surgissement en +Rosetta+", a salué le délégué général du festival Thierry Frémaux auprès de l'AFP. "Révoltée à l'écran, elle était la douceur même dans la vie, une vie qui s'achève scandaleusement tôt, tant elle avait encore d'amour à donner. Nous la pleurons."
"Elle a insufflé une vitalité folle à un film qui filait déjà à 100 à l'heure", a salué Gilles Jacob, ancien président du festival, dans un message à l'AFP. "On sentait chez elle la douceur intrépide de ceux qui savent leurs jours comptés".
- "Enormément de générosité" -
Emilie Duquenne redoutait d'être réduite au rôle de Rosetta, femme précaire luttant sur tous les fronts. "Elle disait toujours, mais je ne suis pas Rosetta !", se souvient Luc Dardenne.
Sa carrière sera bien plus vaste, avec une cinquantaine de films ("La fille du RER" d'André Téchiné (2009), "À perdre la raison" (2012) de Joachim Lafosse, "Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait", d'Emmanuel Mouret...), dans lesquels elle saura varier les registres.
Comme chez Lucas Belvaux, qui la dirige en coiffeuse fan de chanson et de karaoké dans "Pas son genre". "C'était un rôle extrêmement difficile, et ça a été une révélation. Emilie, qui jouait toujours des rôles sombres, s'est emparée du film et lui a amené quelque chose d'inattendu dans l'énergie. C'était plus que du talent, il y avait énormément de générosité", a confié le réalisateur à l'AFP.
Tahar Rahim et Vincent Macaigne, avec qui elle avait partagé l'affiche ("A perdre la raison" avec le premier, "Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait" avec le second), ont exprimé leur tristesse sur les réseaux sociaux.
"Pas de mots. Je pense à toi, à ta famille", a écrit l'acteur Jean Dujardin. Juliette Binoche l'a remerciée, sur Instagram, d’avoir partagé ce qu'elle traversait "avec tant d’ardeur et de générosité".
"Je n'ai pas les mots, que de la tristesse", a assuré Alexandra Lamy. Leïla Bekhti salue une "grande dame, grande âme, grande actrice, une reine".
"Le cinéma francophone perd, trop tôt, une actrice de talent qui avait encore tant à lui offrir", a regretté sur X la ministre de la Culture française, Rachida Dati.
En mai 2024, la comédienne était apparue sur le tapis rouge à Cannes au bras de son mari l'acteur Michel Ferracci, souriante, les cheveux courts à cause de son traitement, pour les 25 ans de "Rosetta" et pour présenter son dernier film, "Survivre".
Quelques semaines plus tard, sur France Inter, elle avait assuré qu'"on peut vivre des moments beaux, forts, magiques, en dépit de la maladie, c'est possible".